Lorsque nous nous engageons dans la voie du changement, il est fort probable que nous soyons confrontés à  l’inconfort du changement.

L’article précédent nous rappelait que le processus de transformation n’est pas sans obstacles et qu’il nous demande, parfois, de faire face à notre impatience (nous voudrions que ça se passe ici et maintenant), à nos attentes (souvent fortes), à notre ignorance (le fait d’ignorer nos tendances ou comportements), à nos limites, à nos doutes, à nos croyances (notre perception du monde et des gens que l’on tient pour vrai), à nos peurs (que nous n’y arriverons pas, que nous ne serons pas à la hauteur), à notre incertitude (est-ce que c’est bien ça que je souhaite ?), à notre confusion (ça se mélange un peu dans la tête) ou à nos auto-sabotages (une part de nous veut avancer mais d’autres part nous retiennent et nous en empêchent).

Pour surmonter ces obstacles, il y a l’idée de développer certaines qualités. Parfois, elles sont déjà en nous, parfois délaissées ou négligées et qui, pourtant, ne demanderaient qu’à s’exprimer, qu’à revenir à la lumière. Des qualités comme la patience, la bienveillance, la concentration, la persévérance, l’ouverture,  le courage, l’engagement, la sagesse …

Ces qualités, nous les retrouvons au fil d’un cheminement qui pourrait nous donner les clés du changement. Une voie que nous pourrions suivre autour de 5 axes :


  1. Accepter

Voilà un nos défis. Apprendre à nous accepter tels que nous sommes, aves nos forces, nos faiblesses, nos qualités, nos défauts, nos talents, nos failles …

Apprendre à accepter ce qui est là, lorsque c’est là. Parce-que nous ne pouvons pas changer ce qui vient de se passer, nous avons à cultiver notre sagesse d’accepter … et de nous accueillir dans nos manifestations physiques et émotionnelles. Accepter ce qui s’est passé tout en devenant conscient que nous pouvons agir pour modifier notre perception de la situation si elle venait à se reproduire.

Accepter que nous ayons nos limites et que nous n’ayons plus à nous rabaisser, à nous condamner, et (re)devenir simplement honnête, retrouver cette sensation de nous sentir digne et humble.

  1. Se sentir responsable.

Se sentir responsable n’a rien à voir avec le fait de se sentir coupable. Nous prenons notre responsabilité quand nous acceptons que la manière dont nous percevons les situations nous appartient. Il n’y a plus à rejeter la faute sur soi ou les autres, il y a simplement à voir que nos pensées, nos actes et nos paroles ont des conséquences sur notre vie et celle des autres. Nos pensées, nos actes et nos paroles sont comme des graines que nous semons … alors allons-y, semons !!! Semons des graines de fleurs, pour récolter de belles fleurs.

Une de nos responsabilités, cet antidote à la culpabilité, serait de faire ce qui est sain pour nous sans nuire aux autres, ce serait de nous connecter à la bienveillance envers soi et envers les autres.

  1. Etre centré

Notre vie a lieu ici et maintenant, c’est pourquoi nous avons à exercer notre attention pour sortir de nos modes automatiques et passer en mode conscient, en mode « Je vois les choses telles qu’elles sont ».

Etre centré, c’est être présent à soi et au monde qui nous entoure, c’est ouvrir nos sens, c’est vivre dans l’instant présent tout en ayant des objectifs dans notre vie. Etre centré, c’est s’aligner. Aligner nos pensées, nos actes et nos paroles sur nos objectifs, sur nos besoins et nos valeurs.

Nous pouvons nous centrer, également, en nous connectant à notre corps par des exercices de Qi Gong, de yoga, de respiration ou de méditation.

  1. Etre motivé

Quand nous nous lançons sur la voie de la transformation, quand nous voulons traverser le pont pour atteindre l’autre rive, il faut s’attendre à ce que la vie nous teste. Il y a des embûches et des imprévus … et notre motivation peut être mise à rude épreuve.

Ce que nous attendons de la vie, de nous, de nos relations aux autres, nous guidera dans notre volonté de changer.  Cela nous ramènera vers le « pour quoi » je veux changer … où est-ce que je souhaite que cela me mène ? Cette question nous relie à notre intention, à cette intention qui nous aide à maintenir le cap. En se posant, de temps en temps, cette question, nous entretiendrons notre motivation.

  1. S’engager

Voilà, nous y sommes, « il n’y a plus qu’à ». Si sur le papier ou sur l’écran de l’ordinateur, cela semble facile, nous savons que nous aurons à accéder à cette part de nous qui est courageuse, à accéder à des ressources qui sont quelque part dans nos cellules.

Alors, soyons patient, allons-y à notre rythme. En sachant que ce désir d’évolution se transformera en réelle évolution, chaque fois que nous poserons une action.

En sachant que toute action doit être précédée par une décision intérieure. Et que le temps nécessaire à cette décision peut aller de 1 minute à 1 semaine.

En sachant qu’il est possible de débuter par de petites actions ou réalisations, que l’important est d’y mettre son énergie et bouger.

En sachant que c’est en persévérant dans mes petites actions de tous les jours que je transforme ma vie.


S’il nous fallait résumer ces quelques lignes pour rappeler les étapes de la transformation, cela pourrait s’énoncer ainsi : Pour changer, J’ai à voir ce que je veux transformer (associé à la notion de vouloir voir) ; j’ai à accepter mon fonctionnement et mes émotions car, pour l’instant, ils sont là (ou, à minima, de m’accueillir dans ce que cela me fait vivre) ; j’ai à poser des actions, si petites soient-elles en lien avec mes besoins, mes valeurs et mon intention.

En ligne de mire se profile la silhouette d’une étincelle, prête à raviver notre ardeur, à alimenter ce feu qui est dans notre cœur qui nous fera nous sentir sain, équilibré et bon. Une incandescence ranimée par la découverte de qui nous sommes et par cette capacité à aller vers ce qui nous rend heureux. Une sorte d’élan nourrissant, un élan boostant l’énergie, l’estime et la confiance en nous.